Vidocq : 1775-1857 une vie épique | Xavier Mauduit
- Date de publication: 2018
- Editeur: Paris, Bayard
- Auteur: Xavier Mauduit
Résumé
Du XIXe siècle à aujourd’hui, Vidocq est porteur d’un destin qui interpelle : celui d’un fils de boulanger devenu bagnard puis d’un bagnard devenu policier. Son histoire fascine encore, même deux siècles après sa mort, tant sa vie trépidante est remplie d’aventures et de rebondissements.
À travers son livre au style vif, Xavier Mauduit montre les multiples facettes de ce personnage à la fois délinquant, bagnard, policier et détective privé. De son vivant, Vidocq est déjà une source d’inspiration pour les romanciers, et pas des moindres : Hugo, Balzac, Alexandre Dumas, Eugène Sue, Edgar Allan Poe et pleins d’autres.
Cette biographie originale allie un récit mené tambour battant à des récits encadrés informatifs thématiques sur Le bagne, La police sous le Ier Empire, Les bas-fonds parisiens…
En 1809, Vidocq devint indicateur de la police juste avant que Fouché quitte ses fonctions de Ministre de la Police, remplacé par Savary.
Vidocq est condamné au bagne pour sa participation à la rédaction d’un faux pour faire évader un codétenu. Il s’est enfuit plusieurs fois des bagnes de Brest et de Toulon. Grâce à ses multiples séjours en prison il connaît bien l’argot des prisonniers.
En août 1811, il intègre la brigrade de surêté qui vient d’être crée.
Le 1er avril 1818 après 2 refus de Napoléon, il est gracié par Louis XVIII.
Pour réussir ses arrestations, il lui arrive souvent de se déguiser.
En 1828, Vidocq a 52 ans et il est remercié de la police.
Il se lance dans le papier et essaie de créer des papiers infalsifiable.
Analyse
Problème moral qui l’empêche de le voir comme un bon policier car il est un ancien condamné. Est-ce qu’on doit se priver de bons éléments pour des raisons morales ? Par exemple il essaie de créer du papier infalsifiable car il a fait beaucoup de faux papiers et il connait les failles du système en tant qu’ancien faux monnayeur. Même s’il y a des risques de récidives.
Extraits
« Après le chaos révolutionnaire, la loi du 28 pluviôse an 8 (17 février 1800) organise l’administration de Paris : Napoléon Bonapart, Premier consul, instaure deux préfets, un de la Seine et un de police. Le 8 mars 1800, Louis-Nicolas Dubois est nommé préfet de police. Il est le premier à occuper cette fonction. Le 28 thermidor an 8 (16 août 1800), une ordonnance de police réorganise le fonctionnement de la sécurité publique. Les affaires de vol et de meurtre, de faux en écriture et fausse monnaie ainsi que toute forme d’escroquerie sont confiées à la deuxième division de la préfecture de police. » p.121
« Organisée des 1800 pour pacifier Paris et installée rue de Jérusalem, sur l’île de la Cité, la préfecture de police ne répond pas aux attentes. Le 25 mars 1811, un décret réforme la hiérarchie des fonctionnaires de police: directeurs généraux, commissaires particuliers. C’est dans ce contexte que la brigade de sûreté est créée en 1812 » p.15