Les derniers jours de Staline | Joshua Rubenstein
- Date de publication: 05/01/2023
- Editeur: Perrin
- Auteur: Joshua Rubenstein
Chapitre 1 - La mort de Staline
À la suite de son attaque cardiaque, personne n’est rentré dans la chambre de Staline pendant 24h.
Dans son dernier discours au congrès du parti communiste, Staline prédisait que les démocraties occidentales allaient manquer de matières premières. Comme les pays de l’URRS et ses alliés contrôlent la plupart des productions de matières premières, ils allaient forcément en manquer et les pays occidentaux en seront réduits à se faire la guerre pour continuer à se développer. C’est pour ses raisons que Staline annonce un contrple encore plus accru sur l’économie. Il veut mettre les pays occidentaux à terre.
Pendant ce congrès Malenkov fit un discours de 5h. C’était selon toute probabilité le successeur de Staline à l’époque.
Chapitre 2 - Une nouvelle purge
Lors du congrès de 1952, Une résolution fut prise pour rebaptiser le Politburo en présidium tout en l’élargissant à 25 membres, un nombre plus maniable selon Staline. (p.66). Beria (ministre de l’intérieur), Boulganine (ministre de la Défense), Molotov (ministre des affaire étrangères), Gueorgui Malenkov et Kroutchev en font partie. C’est eux qui vont se battre pour la succession de Staline.
Dans une réunion du Politburo, il feint de vouloir démissionier si le conseil le souhaitait, afin de mieux débusquer ses ennemis. (p.68)
Selon Wikipédia "En 1953, 19 de ses 33 membres entrés en fonction jusqu'en 1949 étaient morts dans des circonstances non naturelles. Le premier bureau politique comportait huit membres (cinq titulaires et trois suppléants), seuls trois sont décédés de mort naturelle et en liberté, les cinq autres ayant été tués par le régime stalinien."
Chapitre 3 - La paranoïa de Staline et les juifs
Tout commence avec le procès de Pragues ou procès Slansky en 1952 qui allait raviver la répression antisémite. Pour Staline, tous les juifs sont des complices des américains.
Complots des blouses blanches: des médecins juifs ont essayé de tuer des hauts dignitaires soviétiques en leur préscrivants de mauvais médicaments.
Une fois Staline mort, l’URSS reconnaît que ce n’était pas un vrai complot mais que les pièces du procès ont été fabriquées.
Chapitre 4 - Le Kremlin tourne la page
Dans leur bilan de Staline, certains journalistes occidentales mentionnent le rôle central du goulag et de l’esclavage dans l’économie soviétique.
Mais on se concentre surtout sur sa contribution à la victoire contre le nazisme et du sacrifice de sa population; les pertes militaires s’élèvent à environ 27 millions et le nombre de morts civils atteint probablement 18 millions bien que les chiffres varient.
En fait, Staline flancha aux premiers jours de la décision traîtresse d’Hitler et de l’invasion allemande, l’« opération Barbarossa ». « Il traversa une phase dépressive. Le fait que Molotov, et non lui, ait alerté la population sur les ondes de la radio nationale était bien connu. Même si les détails complets de cet effondrement moral ne furent divulgués que des dizaines d’années plus tard, sa décision de s’en remettre à Molotov à cet instant crucial aurait dû remettre en cause l’idée qu’il serait resté ferme et déterminé d’un bout à l’autre des hostilités.» p.157
Et «ce fut pourtant sa décision de s’opposer à une alliance électoral entre les communistes et les socialistes en Allemagne qui avait affaibli la gauche et aidé Hitler à arriver au pouvoir en janvier 1933» p.158
Chapitre 5 - La surprise de la réforme
C’est Malenkov qui prononça l’éloge funèbre de Staline.
Le 27 mars, le nouveau régime annonçait une ample révision du code pénal et une amnistie pour plus d’un million de prisonniers, la plus grande mesure d’élargissement de l’histoire du Goulag. Il y’avait 2 526 401 prisonniers au goulag.
Le Kremlin désavoua toute l’affaire du comlot des blouses blanches le 4 avril après le mort de Staline en publiant un article dans la Pravda disant que les accusés avaient été arrêtés sans aucun fondement juridique.
Chapitre 6 - Une chance pour la paix
Après la mort de Staline, les USA avait peur que le successeur de Staline pourrait bien se révéler d’un abord plus difficile que Staline lui-même. Il pensait que Staline se faisait manipuler par son poltiburo pour aggraver la guerre froide mais c’était totalement dénué de fondement. Les nouveaux dirigeants soviétiques choisissaient de rompre de manière assez fracassante avec les politiques du régimes de Staline ce qui déconcerta fortement les américains qui au lieu de se détendre se méfiaient davantage croyant à une ruse russe.